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Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1ère partie)

Remontons à la prime enfance : comme pas mal de monde de ma génération, j'ai commencé une histoire d'amour avec Chantal Goya... 
Une amourette, en fait : ça m'est vite passé...

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1ère partie)

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1)

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1)

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1)


Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1)

 

Le lycée...

Trois années, la tête dans le guidon, où j'allais ingurgiter tout ce qui était
guitares plombées avec des poils autour (thrash, speed, heavy metal, punk...)
Oeillères de rigueur, seul le hard-rock (et Noir Désir) trouvait grâce sur les bandes

de mes cassettes vierges :

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Echanges de cassettes et de cd, accumulation de plein de groupes mais, attention, pas n'importe lesquels...

Chacun avait son avis à donner : des joutes verbales s'organisaient entre les pro-Metallica et les pro-Guns n' Roses,
des clans s'affrontaient pour savoir si les slips de Manowar étaient en peau de phoque ou en cuir de marcassin

ou bien si Iron Maiden, c'était pas mieux avant.

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1)

 

Comme le présent n'étanchait pas assez mon insatiable soif de découverte,
c'est vers le passé, à la source de la musique aimée que j'allais aussi m'abreuver :

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1ère partie)

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (1)

 

 Ce furent trois années intensives pour mes oreilles...
Puis la déferlante Nirvana avait envahi le monde et j'entrai à la fac :
ces deux évènements allaient m'emporter vers de nouveaux horizons musicaux...

  

(la suite ici)

 

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (2ème partie)

La première partie, c'est ici...

 

La fac.
 
La vie étudiante et son activité grouillante me permet d'accéder
à de nouvelles découvertes musicales...
J'ingurgite avec bonheur  les Pixies, Sonic Youth, Throwing Muses ou une jeune poilue qui débute, Pj Harvey... bref tout ce qu'on appelle le rock indépendant ou rock indie (pour les buses incultes, le rock indie est un genre hétéroclite regroupant des artistes plus underground, hors des sentiers du music-business qui tache (Universal, Warner et cie), bref plus exigeants musicalement et dont le but n'est pas (seulement) de faire des tubes... (en principe).


Nirvana, dont la domination était déjà bien installée,
sera pour moi un vecteur de transition entre le monde métallique et indie,
le groupe proposant une musique à la croisée de ces deux chemins...
 
 
Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (2ème partie)
 

Bref, je suis cool, je suis "indie"...

 

Cependant, dans ce petit monde, sous des apparences fraîches et désinvoltes
se cachent un bon paquet d'individus imbus de leur personne et très sûrs de leur bon goût (chais de quoi j'cause, j'en fus).


Voici un petit aperçu de la philosophie "indie", résumée en deux cases :

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (2ème partie)

 

Etre "indie", c'est une philosophie mais aussi un dogme basé sur une Sainte Trinité : 

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (2ème partie)

Amen.

 

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (2ème partie)

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Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (2ème partie)

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (2ème partie)

   Vous l'aurez peut-être compris, je ne trouvai pas l'album en question...
Je me rabattis donc sur un plus vieux disque, de 1980... Bah, faute de grives...

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En fait, ce sera mon troisième choc musical...
 

Je tomberai  dedans comme un étron dans un euh,
comme un chérubin dodu dans les flammes de l'enfer, et je m'attellerai à (re)découvrir
toute la discographie, rattrapant avec avidité moult  années perdues,
avec plus ou moins de facilités vu la dimension multifacette de ce groupe inclassable...
Bref, petit à petit, je devenais un fan de The Cure...

(suite et fin, en cliquant là)

 

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (fin)

Si vous n'étiez pas là, voici le début.

 

Depuis, mes goûts se sont élargis et en même temps affinés.
Une majorité des groupes cités précédemment me suivent toujours et d'autres ont été laissés sur le bord de la route. Paradoxalement, je suis devenu plus ouvert mais en même temps beaucoup plus difficile ou exigeant.

Je ne me contente plus de suivre un style précis, mais plutôt des artistes particuliers de manière transversale, même si ça reste en général dans une large catégorie pop-rock-électro...
Y'a pas de recettes... Le rap, le blues ou la bourrée me laissent froid, la variétoche française ou le Rn'B Skyrock/M6 me filent la nausée...

Et il y a le cas particulier du jazz :

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Par contre, sur disque, le jazz me fait toujours le même effet :

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...surtout devant une assiette de lasagnes.

 

C'est la même chose pour la musique classique en général : agréable en concert,
quand on ressent la vibration des instruments... et franchement soporifique sur disque.

 

Un bilan :

Je ne suis pas accroc au mp3, et hormis son aspect pratique (baladeur, voiture),
je lui préfère le bon vieux disque, pour la qualité du son et en tant qu'objet physique.


Du coup, l'accumulation frénétique de CD et de vinyles n'est pas sans causer
quelques inconvénients...

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (fin)

 

Tout ce passif raconté ici-bas a permis de me constituer une bonne culture musicale,
qui si elle n'est pas exempt de failles, a au moins l'avantage d'être polyvalente.

Polyvalence qui permet de s'adapter à n'importe quel environnement

et de briller dans les dîners mondains :

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (fin)

 

Je ne me prends plus la tête : j'écoute la musique qui me touche.
Les bouses trucs que je n'aime pas, je ne les écoute pas et leur existence me laisse indifférent... Tout simplement.

Par contre, j'éprouve toujours un malin plaisir à descendre des artistes qui me laissent froid, uniquement par provocation envers certains fans qui prennent tout ça trop à coeur, héhé...

Grandeur et décadence de mes goûts musicaux (fin)

FIN