C'est comment qu'on freine ?

Il est un problème existentiel bien trop souvent occulté :
à savoir que le plus angoissant dans le dessin ce n'est pas le dessin, c'est de décider quand s'arrêter...

Regarde : l'illustration d'une vieille rue parisienne.

Une feuille de papier aquarelle :
j'y ai badigeonné une grosse tache de brou de noix et je parsème délicatement (toute langue dehors) mes "enlevés"
(ce qui consiste à éclaircir le brou à l'aide d'un pinceau mouillé).

En gros je crée des formes en négatif (ici en l'occurence, ça sera une rue et des immeubles)

Rue paris brou de noix 1
C'est pas mal je trouve. Mmmh attends je regarde. Je pourrais m'arrêter là.

 

Et bin non.

Pourquoi ne pas souligner les contours à l'encre de Chine ?

Et paf. De surcroît.

Rue paris brou noix 2

On est d'accord ? C'est un style. Que dire de plus ?

 

 

Oh un color-pen blanc ! Youpi ! Je l'essaye...
Et pan les rehauts.

Au risque de tout ruiner.

Rue paris brou noix 3Bon, ça le fait... Mais je ne peux plus revenir en arrière.
Il était quand même joli le premier dessin ouinnn.

Mais, ça le fait.
Voilà : ya plutôt intérêt à ce que ce soit vers quoi ce que, sinon poubelle et c'est catastrophe.

Bref, jusqu'où ne pas aller trop loin...
Tu me diras que ça dépend de ce qui est demandé/voulu mais la frontière entre le premier et le dernier dessin,

quoique tranchée, reste quand même subtile dans l'effet...

Tu me suis ?

Donc tu comprends mon désarroi.

On pleure ou... ?

Rue paris brou noix

illustration brou de noix paris rue

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