brou de noix

C'est comment qu'on freine ?

Il est un problème existentiel bien trop souvent occulté :
à savoir que le plus angoissant dans le dessin ce n'est pas le dessin, c'est de décider quand s'arrêter...

Regarde : l'illustration d'une vieille rue parisienne.

Une feuille de papier aquarelle :
j'y ai badigeonné une grosse tache de brou de noix et je parsème délicatement (toute langue dehors) mes "enlevés"
(ce qui consiste à éclaircir le brou à l'aide d'un pinceau mouillé).

En gros je crée des formes en négatif (ici en l'occurence, ça sera une rue et des immeubles)

Rue paris brou de noix 1
C'est pas mal je trouve. Mmmh attends je regarde. Je pourrais m'arrêter là.

 

Et bin non.

Pourquoi ne pas souligner les contours à l'encre de Chine ?

Et paf. De surcroît.

Rue paris brou noix 2

On est d'accord ? C'est un style. Que dire de plus ?

 

 

Oh un color-pen blanc ! Youpi ! Je l'essaye...
Et pan les rehauts.

Au risque de tout ruiner.

Rue paris brou noix 3Bon, ça le fait... Mais je ne peux plus revenir en arrière.
Il était quand même joli le premier dessin ouinnn.

Mais, ça le fait.
Voilà : ya plutôt intérêt à ce que ce soit vers quoi ce que, sinon poubelle et c'est catastrophe.

Bref, jusqu'où ne pas aller trop loin...
Tu me diras que ça dépend de ce qui est demandé/voulu mais la frontière entre le premier et le dernier dessin,

quoique tranchée, reste quand même subtile dans l'effet...

Tu me suis ?

Donc tu comprends mon désarroi.

On pleure ou... ?

Rue paris brou noix

Le brou de noix c'est chouettes (et moineau)

Brou de noix / papier, et rehauts d'encres : petits dessins en rapidité et douceur...

tengmalm

 

Effraie

 

 

Cheveches

 

 

Moineau domestique

 

Chouette moineau

 

Carnet de Naucelles

De retour d'un stage "composition & écriture rapide : le carnet de voyage" dirigé par Isabelle Corcket, à Naucelles, petit bourg cantalien.

Travail de croquis rapides en extérieur (doudoune-soleil-vent pour poser le décor), mises en couleur avant, pendant ou après, en abordant différentes techniques (aquarelle, brou de noix, encre...) sur plusieurs supports à sa convenance. Le credo, c'est foin de fioritures, place à l'instantané.

Puis séances en atelier (chauffage et boissons chaudes pour poser le décor) : retouches couleurs et mise en page/composition du carnet (ça c'est un boulot). J'ai choisi comme support de carnet un vieil agenda, pas sûr que ce fut une bonne idée (pages trop fines notamment) mais hein, le but du jeu, c'était l'expérimentation.

Donc.

Des trucs ont marché d'autres moins, il y a un peu de tout, des oh!, des crottes, des bof,  du beau brou (une révélation pour ma part) : je vous laisse juge des quelques photos du carnet (il n'est pas fini, il ne le sera peut-être jamais, l'important étant l'exercice et la belle expérience que j'ai pu en tirer).

Carnet naucelles 5

"La maison aux jambons (intérieur)" et le vieux tilleul

 

Carnet naucelles 3"La maison aux jambons" : vieux corps de ferme qui sert de séchoir à charcuterie pour le boucher.

 

Carnet naucelles 2

Vieille grange typique et grolle, euh typique ?

 

Carnet naucelles 7

Autour de la tour forte...

Carnet naucelles 8

 

et l'église avec son clocher dit " à peigne".

Carnet naucelles 9

Carnet naucelles 4

 

Carnet naucelles 6

 

Vous aurez compris que ce n'était pas la foire à la couleur.

.

Sinon je vous invite à visiter le site d'Isabelle Corcket, histoire de voir à quoi peut ressembler un vrai beau carnet de voyage.

 

Etude de nus

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Parlons cuisine. Non, pas de cuisine. Rien sur le secret de ce savoureux petit salé au lentilles avec cette merveille porcine spécialement préparée par mon boucher... D'ailleurs, c'est quoi cette manie pénible, partout on y a droit : de dire mon boucher, mon boulanger, mon primeur ? Ca fait vassal et son serf : s'il était vraiment à moi, je vois pas pourquoi je le paierai ; ça serait aboule tes carottes-fissa-au pied-le barbu... Garde une patate pour le personnel, tu te feras un slip avec la pelure..

 

Je digresse.

 

Le temps de finir ce ptit Coca de chez mon Carrefour.

 

 

 

Parlons cuisine disais-je.

 

Dessin et technique :

 

ces 3 nus ont été effectués selon une méthode inédite pour moi (un peu comme faisait Hugo Pratt, entre autres) : il s'agit d'utiliser en premier une technique liquide (ici de l'encre sépia), au jugé, à la hussarde, afin de définir de vagues formes puis de revenir avec une technique sèche (pierre noire) pour poser les contours. Paf. Ce n'est pas de non plus de l'impro hein, à la base je sais ce que je veux faire.

 

 

 

Voilà. C'est un essai. C'est pas trop mal je trouve. Ca permet d'éviter plus facilement le moche aspect "coloriage", qui est tentant quand les contours sont déjà là.

 

 

Vous m'avez suivi. C'est bien.

 

Nu 14

 

 

Nu 13

 

 

Nu 11

 

N'empêche que ce petit salé aux lentilles...

Nu sépia

Nu sepia